
Du 4 février au 24 mars 2026, la MJC J. Prévert accueille l’exposition du graphiste – illustrateur Florian Gallou
Florian Gallou est un jeune graphiste et illustrateur nantais. Il crée des illustrations hautes en couleurs au sein desquelles il intègre souvent des éléments d’arts de la table, des végétaux et de la céramique. Depuis 2022, la MJC J. Prévert a développé une belle collaboration avec cet artiste. Florian travaille régulièrement avec nous pour illustrer nos pratiques artistiques et culturelles. En 2024, il nous a également accompagné pour marquer un temps fort qui nous tenait énormément à cœur – les 20 ans du cinéma Les Cinéastes – exploité par la MJC J. Prévert depuis 2004 et plus largement la réaffirmation de l’engagement de la MJC en faveur du cinéma d’Art et Essai depuis bientôt 50 ans.








Vous l’aurez compris, entre Florian et nous, c’est une histoire qui dure ! L’environnement graphique de la MJC est empreint Son univers graphique géométrique, coloré et foisonnant. Alors, dans le cadre de la remise en marche d’une proposition artistique par l’exposition d’artistes émergents, comment ne pas penser à lui ?
Nous vous proposons donc de découvrir son travail dans le hall d’exposition de la MJC J. Prévert du 4 février au 20 mars 2026.
Interview :
- Où es-tu né et où as-tu grandi, et quel est ton parcours ?
Je suis né en 1998, à Buenos Aires, en Argentine. J’ai grandi en Amérique du Sud et en Guadeloupe, et je suis arrivé en France, à Nantes, il y a une douzaine d’années environ maintenant.
J’ai eu un parcours scolaire assez classique, je cultivais un goût pour l’illustration et les loisirs créatifs à côté des cours, sur mon temps libre. J’ai commencé à réellement étudier le design graphique et l’illustration à 18 ans, après le bac. J’ai un bac +3 en graphisme que j’ai fait à Nantes, et je me suis lancé en freelance pendant mes études, et ça continue depuis ! Je vis de l’illustration depuis environ 5 ans.
- Qu’est-ce qui t’a amené à l’illustration ?
Enfant, je dessinais avec ma mère, j’ai toujours aimé ça, depuis tout petit. Je fais partie de cette génération qui a grandi sans écran, ou très peu, et n’étant pas un grand adepte de la lecture, je me réfugiais dans les crayons. J’ai toujours aimé faire ça, après l’école.
Et en grandissant, j’ai vu des personnes plus âgées qui en faisaient leur métier, ça m’a toujours impressionné et donné envie.
- À quel moment as-tu décidé d’en faire ton métier ?
Je pense qu’à 18 ans, quand j’ai commencé à travailler pour gagner ma vie en faisant des petits boulots, j’idéalisais, comme beaucoup, le fait de pouvoir vivre de ma passion. J’avais eu mes premiers petits jobs en freelance pour faire des fresques dans des bars, et j’y prenais beaucoup plus de plaisir que de faire la plonge au restaurant.
Donc je me suis donné à fond pour que ça puisse devenir mon gagne-pain principal. Et petit à petit, en rencontrant les bonnes personnes, c’est devenu mon métier.
- Comment définirais-tu ton style graphique ?
Je pense que mon style évolue encore aujourd’hui, mais je le qualifierais de joyeux et dans l’air du temps. J’ai un souci du détail, j’aime les choses ordonnées, rangées, avec le souci d’occuper l’espace de manière harmonieuse, tout en ajoutant une atmosphère bienveillante.
Donc strict, mais avec douceur. Et j’aime représenter des animaux, des oiseaux, des papillons, des végétaux, des aliments et des objets du quotidien. J’essaie au maximum de m’affranchir des perspectives et d’aller à l’essentiel.
- Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Mes premières en date sont des livres sur l’art précolombien, de Jorge Enciso. Sinon, je puise pas mal dans le monde du tatouage et de la culture graphique actuelle. J’aime bien regarder des choses en dehors de l’illustration, comme le travail de céramistes ou dans le monde du textile, par exemple.
- Quel·le·s est/sont ton/tes illustrateur·rice·s préféré·e·s ?
Pour n’en citer qu’une partie, je dirais : Elenia Beretta, Carole Barraud, ZEBU, Elena Boils.
- Quelle est ta plus belle collab ?
Mon projet préféré, je pense que c’est la collab avec Cime Café. C’est une canette de cold brew de 33 cl, d’origine Colombie, donc ça feat super bien avec mon univers sud-américain. J’ai eu carte blanche sur la créa, le rendu est vraiment cool et, humainement, c’était top !
- Comment as-tu commencé à travailler avec la MJC J. Prévert ?
J’ai commencé à travailler avec la MJC il y a environ 4 ans, j’étais sur la fin de mes études, donc ça fait partie des projets qui m’ont donné confiance pour la suite. C’était super fluide et ça permettait d’ancrer mon travail dans le réel, et j’aimais bien l’idée de mettre à profit mes illustrations dans une démarche inclusive et communautaire.
- Qu’apprécies-tu dans cette collaboration ?
Les échanges sont super fluides, on se comprend bien, et comme on travaille ensemble depuis plusieurs années, on arrive à avoir cette flexibilité, autant sur le créatif que sur le plan humain.
Donc c’est vraiment agréable à bosser, et on arrive à monter des projets comme cette expo, une étiquette de bière pour le cinéma, des affiches… bref, plein de belles choses ! J’espère qu’on continuera à créer ensemble les années à venir !